La motivation, comment ça marche ?

Quand on décide de se former à quoi que ce soit, la motivation joue un rôle crucial. Or, c’est une question qui m’a toujours intriguée. Pourquoi allons-nous parfois au bout d’un projet malgré les difficultés ? Pourquoi en abandonnons-nous un autre, apparemment plus accessible, après à peine quelques essais ? Qu’est-ce qui nous fait courir dans la vie ? Qu’est-ce qui nous fait nous dépasser ?

Il existe de nombreuses théories sur la motivation, dont beaucoup sont pertinentes. Néanmoins, le phénomène n’est pas si facile à comprendre ni, surtout, à mettre en œuvre. Aussi, quand j’ai découvert dans « l’armoire à lire »* en bas de chez moi, le livre de Jacques ANDRE, « Eduquer à la motivation »**, c’est tout naturellement que je m’en suis emparé. L’ouvrage de cet enseignant et ancien entraîneur sportif s’adresse plutôt aux formateurs ou aux travailleurs sociaux souhaitant insuffler une motivation à ceux qu’ils accompagnent. Mais tout un chacun peut y trouver de quoi mieux comprendre ce qui le pousse à agir ou non.

La motivation, facteur de réussite

Et donc, en matière de formation, il est plus question d’aimer apprendre que d’apprendre à apprendre.

La motivation apparaît comme un facteur essentiel de développement personnel et de réussite, à la fois sociale et personnelle. Elle repose au départ sur des croyances positives, non pas en l’existence de dons innés mais en la qualité et la quantité de travail à fournir pour accéder à nos rêves.

Cette énergie dynamique dépend beaucoup de nos relations sociales et Jacques ANDRE insiste sur ce point. Pour lui, nous ne naissons pas avec un caractère ni une personnalité déjà définis. Ceux-ci résultent de rencontres, d’influences, d’actions subies ou exercées sur les autres, sur notre environnement ou sur nous-même. Intervient alors un besoin d’estime de soi et des autres à l’origine de la motivation. Celle-ci est une force psychique qui prend naissance dans nos besoins, c’est-à-dire nos sentiments de manque, et est orientée vers des buts.

Désir et plaisir

La motivation se construit et doit être régulièrement alimentée par la satisfaction de besoins ou de désirs qui  procurent un plaisir anticipé, différé ou présent.

Ces désirs ont quelque chose de mimétique. En cela, Jacques ANDRE se rapproche de l’anthropologue René GIRARD. Sous l’influence de tiers, en voyant leur désir, par imitation, nous apprenons à désirer. Ce que nous désirons est en fait le désir de l’autre.

Quant au plaisir, il constitue un facteur essentiel d’efficacité. Il nous faut chercher à travailler et à apprendre autant que possible dans le plaisir. Ceux d’entre nous qui font ce qu’ils ont envie de faire sont ceux qui s’en sortent le mieux. Les efforts qu’ils déploient leur semblent légers. Ils apprécient même ces efforts sachant la satisfaction qu’ils vont en tirer à la fin.

Le point de vue de Jacques ANDRE ouvre donc des perspectives même si, personnellement, j’estime qu’il accorde trop de place au  désir inspiré des autres et à l’environnement en général au détriment de l’expérience personnelle, par exemple.

Dans le diaporama ci-dessous, vous pourrez approfondir les mécanismes de la motivation. Vous y trouverez aussi quelques astuces pour doper la vôtre !

* J’habite un grand immeuble où on trouve une « armoire à lire » dans le hall. Les résidents y déposent les livres qu’ils ne lisent plus. Et, inversement, ils peuvent en prendre d’autres qui les intéressent, les garder ou les remettre ensuite.

** « Eduquer à la motivation. Cette force qui fait réussir », Jacques ANDRE, éditions L’Harmattan, 2007.

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