Compétence, agilité et métiers du futur

Vous aurez peut-être noté qu’il est souvent question de compétences dans ce blog. Pour vérifier, il vous suffit de taper « compétence » dans le moteur de recherche ! Il faut dire que, face aux mutations du marché du travail et des emplois, la compétence est la clé de voûte d’une croissance durable et inclusive. Et une des plus demandées dans le futur sera certainement l’agilité.

L'intelligence artificielle demande de l'agilité
La transformation numérique conditionne les métiers du futur

Un investissement massif dans les compétences

Aussi le gouvernement a-t-il mis en place le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) qui mobilise près 15 milliards d’euros. Son but est de former 1 million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés et 1 million de jeunes éloignés du marché du travail. Et ce en misant sur l’agilité et la compétence plus que sur le bagage scolaire.

Ces formations visent à amener des personnes de niveau bac ou inférieur vers les métiers du développement web, de la maintenance, de l’exploitation et de la sécurité. Pôle emploi est bien sûr en première ligne, aux côtés de la Grande école du numérique qui labellise depuis 2015 des centaines de formations aux métiers du numérique. Ces programmes, basés sur des méthodes pédagogiques innovantes, sont ouverts à tous, sans distinction de diplôme ou de revenus.

Je vous rappelle au passage l’excellent PIX, le service public en ligne pour évaluer, développer et certifier vos compétences numériques déjà mentionné dans ce blog. 

L’Etat entend répondre en même temps aux besoins de recrutement des entreprises et à l’évolution des compétences nécessaires, en lien notamment avec la transition écologique et la transformation numérique. Ainsi, la dernière enquête de « Besoins en main d’œuvre » (BMO) de Pôle emploi indique que les informaticiens se classent deuxièmes juste derrière les aides à domicile dans le top 15 des métiers en tension.

L’influence de la transformation numérique

Par ailleurs, selon une étude publiée par Dell et l’Institute for the Future, un groupe de réflexion américain, 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore. L’intelligence artificielle ou la robotique vont non seulement transformer en profondeur les métiers existants mais en créer de nouveaux. On a du mal encore à dessiner les contours mais en voici deux exemples :

  • l’éthicien ou expert en éthique qui travaillerait notamment les questions éthiques soulevées par les progrès scientifiques et techniques
  • le psydesigner, à la fois psychologue et technicien, donnerait une personnalité aux robots de l’intelligence artificielle.

Certains de ces métiers du futur nous sont déjà (plus ou moins) familiers comme les roboticiens, les data scientists, les pilotes de drone, les imprimeurs 3D, etc. Les entreprises s’arrachent d’ailleurs ces profils encore rares, souvent réservés aux bac + 2 ou bac + 4/5. Toutefois, dans le cadre du PIC, 10 000 formations aux métiers du numérique devraient être proposées aux populations éloignées de l’emploi : décrocheurs scolaires, demandeurs d’emploi, seniors en voie de reconversion…

Priorité à l’agilité

Au-delà du diplôme, exercer un métier dans le numérique nécessite d’adopter un état d’esprit agile. Les technologies évoluant sans cesse, il faut sans cesse se remettre en cause et acquérir de nouveaux savoirs. Dans e domaine, en dehors de son CV, la personnalité du candidat et ses compétences comportementales (capacité à travailler en groupe, résistance au stress…) entrent elles aussi en ligne de compte.

Pour les métiers du futur, la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris.

Les esprits curieux ont l’avenir devant eux.

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