L’assertivité, un talent à développer

L’assertivité désigne la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres. C’est l’art de faire passer un message difficile sans passivité mais aussi sans agressivité. Cette soft skill, ou compétence comportementale, est de plus en plus prisée des recruteurs. Qu’il s’agisse de résoudre un conflit ou de prendre une décision, elle permet de rester ferme par rapport à ses convictions sans générer de conflit.

Parler avec assertivité
Ni passif ni agressif mais assertif

Une définition complexe

Certains définissent l’assertivité comme la « confiance en soi » ou encore le fait d’avoir de « l’assurance ». C’est un peu plus compliqué ! On peut y inclure aussi le respect, la réciprocité, le fait d’assumer ce qu’on est, ce qu’on fait et ce qu’on dit et j’en passe. L’assertif postule le respect réciproque des opinions. Ce n’est pas parce que vous aimez une chose que les autres ont tort de ne pas l’aimer.

C’est un comportement souvent encouragé en analyse transactionnelle. Pour cette dernière, la position de vie de l’assertif, la valeur qu’on accorde à soi-même et à l’autre, correspond  à la relation idéale « Je suis OK, vous êtes OK ». Je me respecte et je vous respecte, je vous accepte tel que vous êtes. J’ai conscience de ma valeur et de la vôtre : nous sommes égaux.

Cela implique que je considère ce que vous me dites, que je vous parle d’une manière adulte, que j’envisage notre rapport sous l’angle de la coopération et du partage.

Partant de là, l’assertivité regroupe plusieurs compétences annexes :

  • Se respecter et se faire respecter.
  • Développer une bonne assurance personnelle.
  • Identifier ses attitudes les plus fréquentes (bien se connaître).
  • Savoir faire face à des comportements passifs, agressifs ou manipulateurs.
  • Etre capable de dire non quand c’est nécessaire.
  • Communiquer efficacement.

Des techniques pour développer votre assertivité

Certaines techniques peuvent vous aider à vous montrer plus assertif :

  • Le fogging consiste à commencer par trouver un terrain d’entente en isolant des points d’accord possibles, avant de contredire la partie du discours à laquelle on s’oppose.
  • Avec la « requête négative », vous demandez des critiques plus spécifiques, plus précises.
  • La technique de l’affirmation par le « je » permet de formuler ses souhaits et ses opinions sans exprimer de jugement sur les autres points de vue. Exprimez ce que vous ressentez à cette occasion : « Je me sens triste quand… », etc. Et en toutes circonstances, exprimez-vous à la première personne. Dites : « Je pense que ce n’est pas la bonne solution » plutôt que « Tu te trompes » !

Attention toutefois. Si l’assertivité est l’art de la concession et du compromis, le fait de la réduire à des trucs et astuces risque de vous faire tomber dans la caricature.

De même, il ne s’agit pas de dire tout ce qui vous passe par la tête. Le respect passe aussi par la prise en compte de la sensibilité de l’autre. Cultivez l’empathie, à savoir la reconnaissance et la compréhension des sentiments et des émotions de l’autre. Une compétence comportementale, très recherchée elle aussi ! J’en parlerai peut-être dans un futur article…

Quelques exemples

Pour terminer, voici quelques exemples de phrases assertives. N’hésitez pas à vous en inspirer.

  • Oui, j’ai du temps la semaine prochaine, mais pas assez pour prendre ce projet.
  • Peux-tu m’expliciter ton propos pour que je comprenne vraiment ce que tu essaies de dire ?
  • Je comprends ce que tu veux dire, mais je ne suis pas d’accord.
  • Je me sens mal à l’aise quand quelqu’un crie. Je me sentirai mieux si vous baissiez la voix.
  • Effectivement je ne reste pas tard le soir, mais je travaille de façon organisée tout au long de la journée et j’atteins tous mes objectifs.

Et, si vous le souhaitez, partagez d’autres exemples dans les commentaires.

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