Apprendre autrement : ce que j’apprends en ce moment

Au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, je suis une fan d’apprentissage tout au long de la vie. Pour moi, tout est occasion de me former, de découvrir, de progresser. J’apprends de tout, tout le temps. Quitte à apprendre autrement, hors des sentiers battus.

J’ai bien sûr souvent recours aux MOOCs. Je m’y forme en histoire ou en anglais ou encore en psychologie et en communication. Je reste aussi en veille sur des sujets qui m’intéressent. Je me forme alors au gré des opportunités. C’est mon côté « sérendipitrice » !

Apprendre par d'autres moyens
Apprendre par la traduction ou la généalogie

Par ailleurs, j’apprends souvent par la pratique. Ainsi, depuis un an, je parfais mon anglais en traduisant des cours sur Coursera. Tout a commencé avec un MOOC sur le storytelling, cet art de raconter une histoire à des fins de communication, que j’ai suivi sur cette plateforme justement. J’ai remarqué que Coursera cherchait des traducteurs bénévoles. Ayant fait moi-même des études de langues, je me suis donc proposée. J’ai réalisé un bout d’essai et j’ai été acceptée. Très vite, je suis passée réviseuse, c’est-à-dire que je relis et corrige également les traductions des autres. Aujourd’hui, j’en suis à près de 300 000 mots traduits. Ne croyez pas que cela me prenne tout mon temps. Certains jours, je traduis pendant une demi-heure ou une heure, d’autres je ne traduis rien. C’est à mon rythme, même s’il faut s’y tenir un peu tout de même !

Apprendre autrement en traduisant

Alors qu’est-ce que j’apprends vraiment ainsi ? D’abord du contenu, évidemment. Le cours sur le storytelling m’a donné l’occasion d’approfondir cette méthode. J’ai pu l’employer ensuite pour des conférences, des articles, du coaching… J’ai aussi traduit un cours sur le journalisme et un autre sur l’écriture de romans. Bien utile quand on tient un blog, vous en conviendrez. Actuellement, je travaille sur un (très long) cours de mythologie gréco-romaine, un sujet que j’adore. J’enrichis mes connaissances tout en apprenant plein de choses sur la façon de voir des historiens.

Mais le contenu n’est pas le seul élément d’apprentissage. Je progresse plus généralement en anglais, cela va de soi. Notamment dans la compréhension de l’anglais oral, les professeurs venant de tous horizons. Celui sur la mythologie grecque parle très vite, en mâchant ses mots. Un calvaire !

Je développe en outre ma rigueur intellectuelle. Pas question de me fier au traducteur automatique. Il faut remettre en question le sens de beaucoup de mots, même s’il paraît a priori évident. Sans oublier que le texte français requiert un minimum d’efforts littéraires. Il doit être fluide, agréable à lire et compréhensible par tous les Français qui vont ensuite suivre le cours. Il faut donc réfléchir à la syntaxe et aux synonymes pour éviter lourdeurs et répétitions. De même, la rigueur est de mise dans l’exactitude des renseignements : il faut vérifier les noms propres, entre autres.

Par conséquent, j’ai vraiment l’impression de progresser sur beaucoup de plans avec cette activité. Mais ce n’est pas la seule. Je me suis remise à la généalogie, un domaine qui rejoint mon goût pour l’histoire.

La généalogie, source d’apprentissage

Là aussi tout est venu d’un hasard. Je suis tombée récemment sur un article de blog concernant une de mes aïeules. Cette couturière de l’Aube est partie seule au XIXème siècle à Alger où elle s’est mariée et établie finalement.

J’ai eu envie d’en savoir plus sur cette aventurière en jupons. Et là encore, j’apprends. D’abord, cette recherche quasi initiatique me permet de mieux connaître mes racines, de savoir d’où je viens. Et ipso facto, me connaissant mieux, je donne plus de sens à ma vie.

Mais de façon plus prosaïque, je me perfectionne en recherche documentaire, par exemple. Car je peux vous dire que l’état-civil numérisé aux archives départementales, pour ne citer que cela, constitue un vrai labyrinthe !

Je révise des pans entiers de l’histoire de France, depuis l’Empire jusqu’à la sinistre période coloniale en passant par la Révolution de 1830. De plus, je m’informe sur le quotidien des gens, notamment des femmes, de l’époque, sur l’économie, les transports, la politique, la littérature… Bref tout cela m’aide à développer mes capacités d’analyse et de synthèse. D’autant que j’envisage d’écrire une biographie de l’ancêtre en question (enfin, nous verrons !).

Ces deux sujets, traduction et généalogie, m’invitent dès lors à apprendre autrement, différemment. Et surtout à cultiver ces compétences douces, ces soft skills – rigueur, capacité d’analyse et de synthèse, communication – si prisées de nos jours.

Et vous, comment apprenez-vous autrement ?

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